La planète bleue va-t-elle mourir de soif ? - La Révolution en Charentaises

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La planète bleue va-t-elle mourir de soif ?

samedi 19 août 2006, par Lou / 13214 visites

L’eau potable, ou eau du robinet, nous semble abondante parce que nous avons toujours été habitués à sa présence. Cependant, l’eau est une ressource limitée qui pourrait disparaître avant l’année 2100.

Le tragique paradoxe de la Terre est que la raréfaction de l’eau se fait alarmante alors que notre planète est constituée à 70% de cet élément. En réalité, seulement 0,3% de la totalité de l’eau est réellement potable [1] et accessible.

Le problème est que nous nous rendrons vraiment compte de l’imminence de la pénurie quand les premiers symptômes apparaitront, c’est-à-dire d’ici une vingtaine d’années. Malheureusement, à ce moment il sera trop tard pour éteindre le robinet en se lavant les dents, ne pas arroser les jardins en pleine canicule ou oublier les plaisirs du bain...

Pourtant, l’eau a toujours été considérée par nos ancêtres comme un bien précieux car vital, indispensable au développement et irremplaçable. Le développement industriel nous ferait-il oublier les vraies valeurs ?

Dans les pays du Nord [2], l’eau du robinet doit respecter des normes plus ou moins strictes selon les zones géographiques. En termes de consommation, un être humain a besoin de 20 à 30L d’eau par jour. Sachant qu’un Français consomme en moyenne 160L quotidiennement, un Américain 600 et un Africain 20, on peut légitimement se demander pourquoi nous nous servons d’une eau d’une qualité irréprochable dans nos toilettes, nos machines à laver, pour nettoyer les sols, etc. Il est toutefois difficile de donner des chiffres précis sur le coût du traitement de l’eau, vu que tout dépend de la gestion (aussi bien en France qu’ailleurs)...

En revanche, ce qui est encore plus aberrant, c’est la consommation croissante d’eau embouteillée : 150 bouteilles/seconde jetées en France !! Finalement, notre eau si controlée ne servirait-elle qu’à des usages où une simple épuration serait suffisante ? Une chasse d’eau, c’est de 5 à 10L d’eau potable qui a exigé de nombreux traitements pour arriver en l’état et qui en demandera encore plus pour être retraitée, laissant un impact irréversible sur l’environnement.

Pour agir, le révolutionnaire en charentaises pensera aux techniques de récupération d’eau de pluie faites maison, voire installées par des professionnels [3]

Sans vouloir être fatalistes, gardons à l’esprit que l’eau ne doit tout simplement pas être considérée comme un bien de consommation que l’on achète et que l’on jette... 1,2 milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde !! Pourtant, souvent une simple pastille de chlore permettrait de potabiliser l’eau disponible (en France, ce type de produit se vend 8€ pour traiter 160L d’eau). A l’heure actuelle, la raréfaction de l’eau potable dans certaines parties du monde pousse à la commercialisation de la ressource, au même titre que le pétrole. Malheureusement, ce phénomène a des conséquences importantes au niveau international : conflits de répartition, perte de qualité, dépendances,...etc... Bien que quelques pseudo-solutions telles que le dessalement d’eau de mer et le traitement des eaux usées soient à l’étude actuellement, il faut d’abord essayer de repenser l’eau différemment à l’échelle individuelle afin de redéfinir une éthique à l’échelle planétaire.

Notes

[1] Eau dont la consommation ne présente pas de risque pour la santé humaine

[2] Pays industrialisés

[3] Il existe même de nouveaux crédits d’impôts pour financer ce type de projets, voir ADEME (Agence pour la Maîtrise de l’Environnement et de l’Energie)


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