Ne plus laisser le dernier mot aux beaufs - La Révolution en Charentaises

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Ne plus laisser le dernier mot aux beaufs

mercredi 6 juillet 2005, par Onno Maxada / 7122 visites

Tous les gosses cherchent à fuir les interminables repas dominicaux en famille et quand on entend les conneries qui peuvent s’y dire, on ne peut que les y encourager. Rien de tel qu’un oncle entrepreneur adepte du néolibéralisme sauvage ou qu’un ancien de la guerre d’Algérie pour animer les discussions et transformer un paisible repas familial en spectacle pathétique. Pendant ces joutes verbales pleines de virilité, on a un peu l’impression que c’est à qui sortira la plus grosse... ânerie. On s’en lasse vite, surtout quand on a l’impression que ça dure depuis toute la vie. Alors moitié pour sauver ce qui peut encore l’être du repas (on ne va quand même pas gâcher le délicieux baba au rhum de la tante Fernande pour entarter son oncle), moitié par altruisme (on ne tire pas sur une ambulance), on décide souvent de se contenter d’envoyer quelques piques ironiques et cinglantes au lieu de rentrer franchement dans le lard de ces blaireaux.

Nous avons tort. Partout le débat politique s’efface devant le rouleau compresseur des idées toutes faites. Partout on capitule sans combattre. Les beaufs ont gagné la guerre psychologique : Ardisson a battu Jean Jaurès. Du cul, des ragots et de la télé réalité pour tout le monde ! Mais surtout pas de politique, sauf si elle porte une mini jupe ras - la - moule et une paire de seins siliconés.

Et pendant qu’on n’ose plus parler politique de peur de jouer les trouble-fêtes et de passer pour un ringard, une équipe de bras cassés avec plus de casseroles au cul qu’un couple de jeunes mariés américains recule l’âge de la retraite, poignarde dans le dos les 35H et s’apprête à démanteler le droit du travail et la Sécurité Sociale. Ca commence à faire beaucoup, et on se demande comment la poitrine de Loana et les ritournelles des vedettes kleenex de la Star Ac’ suffisent à cacher la casse. D’autant que pour couronner le tout, le racisme et le nationalisme ont le vent en poupe, comme si le processus d’effacement du débat politique ne pouvait s’achever que dans son interdiction pure et simple.

Conclusion, si vous ne voulez pas que des types comme vos tontons fachos vous obligent à écouter leurs conneries 24H/24 sans broncher, vous avez intérêt à leur balancer le baba au rhum en pleine tête dès maintenant. Vous pouvez aussi leur clouer le bec avec quelques statistiques bien choisies (pour vous entraîner en vous amusant, jetez un œil sur les "jeux du guerri-héros), c’est moins salissant et surtout, ça fera moins criser tante Fernande.


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