Apeis : Association Pour l'Emploi, l'Information et la Solidarité - La Révolution en Charentaises

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Apeis : Association Pour l’Emploi, l’Information et la Solidarité

mercredi 1er février 2006, par Onno Maxada / 7723 visites

Depuis 1987, l’Apeis lutte pour la défense des droits des chômeurs et des précaires. Leur site est le reflet de ce combat au quotidien, on y trouve notamment un agenda des luttes, des tracts, les numéros d’Existence ! (journal des chômeurs et précaires) et une liste de liens vers d’autres organisations défendant la cause des précaires. A noter ce projet remarquable de l’Apeis : la constitution de la chorale ABALABU (a bas l’abus) pour chanter les résistances d’hier comme d’aujourd’hui. Voir renseignements sur le site.

Voir en ligne : Apeis


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2 Messages de forum

  • Agé de 50 ans, je me retrouve une nouvelle fois à pointer à l’ANPE, après avoir tenté, 3 ans durant, de me soustraire à cette galère en créant ma propre entreprise. Las, il m’a fallu déposer le bilan début 2007 faute de n’avoir pas vraiment l’esprit d’un Chef d’Entreprise au sens où l’on est censé l’entendre dans une société libérale. Or, avec l’âge et l’expérience, je viens de me rendre compte à quel point les méthodes officielles en vigueur à l’ANPE sont faites pour convenir aux employeurs/exploiteurs et que les chômeurs dénués de tout esprit de compétition (valeur suprême de droite)sont largement défavorisés, quelques soient par ailleurs leurs compétences ou leurs aptitudes. Je me trouve moi-même dans ce cas et je devine que des milliers d’autres demandeurs d’emploi, plus jeunes ou plus âgés répugnent à considérer le marché du travail comme un vaste ring sur lequel il faut,dans l’espoir d’obtenir un job de plus plus mal payé, se livrer à des matches de boxe les uns avec les autres pour le plus grand plaisir des patrons. Je me suis donc livré à une petite analyse des méthodes utilisées à l’ANPE pour fournir de la viande fraîche, corvéable à souhait, à nos gentils patrons. J’appelle cette méthode, la "méthode ANPE" tout simplement, pour la distinguer de ma méthode que j’appellerais tout aussi simplement "méthode alternative". Cette méthode, comme tout un chacun pourra en juger par la brève description que j’en fais plus loin, corrige les graves défauts de la "méthode ANPE" sans pour autant pénaliser les employeurs ( du moins ceux qui ne cherchent pas à profiter, voire à abuser de la situation actuelle. Si,si, il y en a). DESCRIPTION COMMENTEES DES 2 METHODES : - la METHODE ANPE :
    - Pour un poste, n candidats : La conséquence en est que n-1 candidats restent systématiquement sur le carreau et que le candidat retenu n’en est pas moins tenu d’accepter les pires conditions de travail.
    - Mise en concurrence des candidats entre eux : La conséquence en est que soumis à ce régime, un changement des mentalités fini par s’opérer au sein de la société et c’est ainsi que l’on constate aujourd’hui comme une tendance de plus en plus forte vers des comportements tels que l’individualisme, le chacun pour soi, l’aggressivité, etc...Autant de comportements qui finissent par devenir la norme et qui nous conduisent tout droit vers le meilleur des mondes, genre "Orange Mécanique".
    - Sélection finale de l’heureux candidat retenu par un employeur qui n’est pas forcément qualifié pour juger des compétences d’un tiers. Au point que le candidat retenu n’est que rarement le plus performant.
    - Mise à disposition de l’employeur de n candidats pour lui permettre de faire son choix : Cela nous ramène aux meilleurs temps de l’exploitation de l’homme par l’homme où l’être humain est considéré comme un produit, un élément de production sans âme auquel les notions de dignité ou de respect ne s’appliquent plus.
    - L’employeur peut essayer autant de candidats qu’il le souhaite : Imaginons un client au supermarché pouvant emprunter sans même le payer un article tel qu’une télévision, l’essayer chez lui pendant trois jours et le rendre passé ce délai au magasin, toujours sans bourse délier, en prétextant pour un motif plus ou moins futile qu’elle ne le satisfait pas. Et de s’en voir proposer, de suite, un autre à l’essai par un vendeur aux petits soins. Assurément, ni vous ni moi n’arrivons à nous reconnaître dans une telle situation.Il suffit pourtant de remplacer client par employeur, magasin par ANPE, téléviseur par chômeur et vendeur aux petits soins par agent de l’ANPE pour percevoir le caractère proprement scandaleux d’une pratique qui dure depuis des décennies et qui ne semble pas prête de s’arrêter.

    - la METHODE ALTERNATIVE que je propose :
    - Pour 1 poste, 1 candidat : celui ci est pré-sélectionné par l’agence de placement sur la base de critères purement objectifs intégrant les facteurs humains de la situation du candidat au poste. La situation complète du candidat est enregistrée dès son inscription à l’agence selon des critères précis et quantifiés qui conditionnent son adéquation et son ordre de priorité à l’égard d’un poste à pourvoir.
    - L’employeur qui s’adresse à l’agence n’a droit qu’à un nombre limité d’essais au-delà duquel l’agence lui refusera toute autre candidature. Sauf dans le cas où le refus notifié d’un candidat est jugé valide par l’agence. Cette notification précisant les motifs d’insatisfaction de l’employeur devant permettre une éventuelle réorientation du candidat sur un projet professionnel mieux adapté à ses aptitudes.

    Pourquoi faire compliqué lorsqu’on peut faire simple ? Dans ce cas précis, il y a sûrement un tas de raisons toutes plus inavouables les unes que les autres pour lesquelles on peut trouver la METHODE ANPE plus simple et meilleure que celle que je viens de proposer. Mais concernant les personnes de bonne foi et de bonne volonté auxquelles je veux m’adresser exclusivement, je ne doute pas un seul instant de leur préférence.

  • Je suis bien d’accord avec vous, notamment sur cette phrase :

    Sélection finale de l’heureux candidat retenu par un employeur qui n’est pas forcément qualifié pour juger des compétences d’un tiers. Au point que le candidat retenu n’est que rarement le plus performant.

    Je vous invite, à ce sujet, à lire l’article suivant sur la REC : L’incompétence règne... toujours. Je constate au quotidien ce fait, chez les autres bien sûr (supérieurs hiérarchiques) mais aussi sur moi-même, à qui on a demandé d’effectuer un tri parmi plusieurs candidat(e)s pour un poste que je ne connais moi-même que très peu...